Un membre fondateur du réseau des Non-Alignés répond à Paul-Marie Couteaux sur son parcours politique souverainiste et gaulliste. De Debout La République au SIEL en passant par Egalité et Réconciliation. Il expose et résume en fin de vidéo les intentions et objectifs des Non-Alignés.
Les Non-Alignés - LNA - Réflexions et actions pour des temps critiques
Les Non-Alignés – LNA – Qui sommes-nous ? Composé de personnes aux parcours et opinions politiques différents à l’origine, nous sommes un réseau métapolitique transcourant à vocation non électorale qui a pour but la constitution d’un think-tank sur les questions relatives à la mondialisation et à l’émergence d’un monde multipolaire. Les-Non-Alignés travaillent à la formation d’un réseau métapolitique transcourant de solidarité et d’entraide apte à affronter le désordre systémique en cours et les évènements difficiles qui se préparent. Plus d'infos ici : http://www.les-non-alignes.fr/node/38
Rome, le 13 décembre – « Dans l’ADN de CasaPound Italia, il n’y a pas de xénophobie, comme n’a pas lieu d’être la violence discriminatoire, si bien qu’aucun d’entre nous ne fut jamais impliqué dans quelconque accusation pour des motifs racistes, ethniques ou religieux. Au contraire, nous avons toujours répondu aux centaines d’accusations dans les articles de journaux, de blog ou de communiqués de partis politique depuis des années chaque fois que l’on nous accusait d’être raciste, homophobe, xénophobe ou responsables d’actes de violences liés à la discrimination. » Voilà ce qu’affirme CasaPound dans une note « défendant à quiconque de mettre en relation la tragédie qui a provoqué la mort de quatre personnes aujourd’hui à Florence et les activités politiques du mouvement. »
« Sur l’immigration – explique Cpi – nous avons une position précise, rationnelle, qui n’ouvre pas la voie à des dérives violentes de la sorte. Nous sommes opposés au phénomène d’immigration de masse, arme à double tranchant, qui humilie tant les immigrants que les hôtes. En même temps, fidèle à notre tradition, nous refusons l’idée du bouc émissaire et nous essayons d’être réalistes en provoquant le débat, y compris avec les communautés d’immigrants. »
« D’autre part – ajoute Cpi – le siège de CasaPound Italia à Rome se situe en pleine « Chinatown » et ceci n’a jamais provoqué quelconque problème. D’ailleurs, le 19 décembre prochain, CasaPound Italia organise une rencontre publique entre cette même communauté chinoise et des responsables du mouvement afin de débattre mais aussi collaborer dans le but de rendre plus vivable l’Esquilino. Ceci est le « style » CasaPound Italia, une façon d’agir qui nous vaut quelques inimitiés au sein de la droite radicale mais que nous revendiquons avec orgueil,sans remord, ni nostalgie. » (Source Zentropa)
Le drame survenu ce 13 décembre ne doit pas faire oublier le contexte général dans lequel il survient, entre coup d’Etat des banquiers et regain d’une possible stratégie de la tension en Italie*. Le tueur, présenté tambour battant comme un adhérent de Casapound*, n'est représentatif que de lui-même et de doit pas venir fausser, au moment opportun pour le système, la perception du travail social et politique de terrain accompli par le mouvement Casapound Italia au cours des dernières années.
Cet homme qui a tué pour des raisons encore à éclaircir ne représente en rien le mouvement Casapound Italia dont les médias italiens et européens feraient bien de rappeler le partenariat avec le Kenya initié en avril dernier avec l’association Solidarité Identité* ainsi que les différentes opérations de coopération internationale avec des peuples menacés et oubliés par nos bonnes âmes occidentales comme les Karens en Birmanie par exemple.
Cet acte isolé, mais qui tombe à point nommé pour l’Etat des banquiers, ne doit en aucun cas devenir un prétexte des autorités pour réprimer le mouvement de contestation et de révolte populaire que représente Casapound en Italie. Cela au moment où le mouvement Casapound a enregistré un succès unique en Europe avec sa dernière manifestation nationale à Naples contre le coup d’Etat des banques. Plus que d’un prétendu climat de racisme ambiant inhérent au mouvement Casapound, c’est plutôt vers un mal-être psycho-social général qu’il faudrait regarder afin d'expliquer au mieux cette tragédie. Mal-être qui touche beaucoup de gens et en touchera toujours plus à mesure que nos sociétés européennes se déliteront dans le magma informe du mondialisme.
Ce drame arrivant au même moment que la tuerie en Belgique, et peu après la spectaculaire et sanglante équipée d’Anders Breivik, on peut s’attendre à toujours plus d’actes de meurtrier de masse en Europe, sur le modèle de ceux que les Etats-Unis connaissent depuis déjà des décennies. Ces récentes tueries, qu’elles se révèlent être des manipulations dans un but d’ingénierie sociale et d’orientations psychologiques des foules ou bien une « simple » pandémie de malades mentaux à la chaine, illustrent parfaitement comment notre société arrive aujourd’hui à la fin d’un cycle, et n’ayant plus rien à proposer à ses citoyens que la consommation de masse et l’hédonisme nihiliste (bientôt menacé par la crise économique géante), pousse certains de ses membres les plus fragiles psychiquement à des actes irréparables.
Nihilisme, hédonisme et non-sens de la vie contemporaine contre lesquels Casapound Italia tire précisément sa raison d’être et entend organiser la jeunesse italienne en un « Front de l’Être » anti-matérialiste et patriotique. Cela quasiment seul au milieu du désert civilisationnel et humain actuel.
Cette tragédie ne doit pas non plus devenir le prétexte pour masquer le drame que constitue l’immigration de masse tant pour les migrants que pour les pays d’accueil. Encore plus depuis que l’invasion de la Lybie par la coalition occidentale (France en tête pour notre déshonneur) a fait voler en éclats le peu que le Gouvernement Berlsuconi avait réussi à négocier en la matière avec le défunt Kadhafi. Le chaos actuel (voulu ?) et le laisser-faire en matière d’immigration n’ont pas fini d’être la matrice de drames à venir tant pour les autochtones de l’Europe que pour les populations étrangères. Dans un monde idéal c’est directement vers les responsables de cette situation explosive que devraient pointer les armes de tels déséquilibrés.
Pour finir, ce drame illustre surtout le cas limite d’un homme au bout du rouleau qui n’a pas su ou voulu dépasser les frustrations et tensions que génèrent ce système contre nature et hors-sol dans lequel l’homme contemporain se morfond et se disloque psychiquement et moralement. En aucun cas on ne peut faire de cette personne (en plus un simple adhérent) un cas représentatif de l’esprit de Casapound, mouvement où j’ai toujours entendu et vu pratiquer l’autocritique quotidienne la plus exigeante qu’il m’ait été donné de connaître au travers de toutes les organisations que j’ai pu fréquenter en France et ailleurs. Mouvement dont la spécificité est justement la générosité et la solidarité, cela sans jamais aller chercher les classiques boucs émissaires de l'extrême droite mais bien des solutions concrètes et audacieuses aux problèmes qui se posent à l'Italie contemporaine.
C'est parce-que ce mouvement est la pointe d'une révolution sociale et nationale qui se fait par le don de soi, la générosité et l'ouverture d'esprit que CP-Italia se trouve aujourd'hui dans l'oeil du cyclone. Et c'est parce-que Casapound est aujourd'hui le centre de gravité de la résistance européenne au mondialisme que tous les patriotes français doivent lui apporter leur soutien dans les épreuves qui s'annoncent.
Pierre-Antoine Plaquevent pour Les-Non-Alignés et Egalité et Réconciliation.
*http://fr.novopress.info/103824/rome-la-repression-se-dechaine-contre-casapound/
*ils sont des milliers en Italie. Etait-il aussi adhérent du parti de Berlusconi ou d’un autre mouvement ? Et s'il l’était, l’aurait-on présenté comme tel et jeté l’anathème sur tel ou tel mouvement ? A-t-on accusé en France Les Verts d’être responsable de la tuerie de Nanterre alors que Richard Durn en était un adhérent ?
*http://www.solidariteidentites.org/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=6&Itemid=6&lang=fr
La lettre en Français de Gianluca Iannone, président de CasaPound Italia à l'ambassadeur du Sénégal à Rome : http://zentropa.splinder.com/post/25798017/la-xenophobie-nous-est-etrangere

L'agonie de l'Euro : fin de l'Europe ou émancipation de l'Europe ? L'Euro ennemi de l'Europe et de ses nations ou possible levier des puissances dissidentes contre le dollar ? Pour nous qui nous posons cette question fondamentale qui est au cœur des perspectives actuelles de résistance au mondialisme, il importe d'entendre tous les avis sur cette question : des euro-sceptiques radicaux aux "alter-européens" comme ici. C'est à dire ceux qui pensent que seule une dimension européenne (et donc une monnaie européenne ?) peut nous permettre de résister dans les temps de tempête qui arrivent et de redevenir un acteur stratégique indépendant dans l'émergence du monde multipolaire que les non-alignés de tous les pays appellent de leurs vœux.
Les Non-Alignés.
"Eléments pour la civilisation européenne". Revue non-alignée du débat d'idées en France depuis près de 40 ans.
Notre culture, notre destin, notre civilisation, notre Europe :
Orientations militantes. Dans le cadre de la fête nationale du mouvement Casapound-Italia, l'écrivain et militant politique Gabriele Adinolfi a bien voulu s'entretenir avec nous sur des questions relatives au militantisme alternatif et aux voies possibles à emprunter pour résister à la marche forcée du mondialisme et à la destruction de nos nations et de l'Europe comme civilisation. Il nous livre ici, en deux entretiens de fond, ses vues et son expérience de théoricien et d'acteur engagé dans la politique italienne depuis les années 70. Figure éminente de la droite radicale italienne, cofondateur de l'organisation Terza Posizione brisée par la répression du système, exilé politique en France pendant vingt ans, il est l'un des initiateurs du renouveau de cette droite radicale italienne qui montre quotidiennement l'exemple de voies nouvelles pour une résistance européenne en avant-garde sur les lignes de front contemporaines.
Gabriele Adinolfi est l'auteur de "Pensées Corsaires, abécédaire de lutte et de victoire" et de "Nos belles années de plomb" en Français, ainsi que de "Nuovo Ordine Mondiale", "Quel domani che ci appartenne" et "Tortuga, l'isola che (non) c'è". Il est aussi l'auteur de deux documents politiques d'importance : "Le api e i fiori" et "Sorpasso neuronico". Il dirige le centre "Polaris", think-tank qui travaille dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales principalement au niveau méditerranéen et eurasien.
Nous reviendrons bientôt sur l'expérience de Casapound en cours en Italie depuis une dizaine d'années et sur ce qu'elle peut nous apprendre en tant que français. Casapound constitue pour nous une sorte de contre exemple vivant par rapport à la voie de normalisation suivit en France par la droite radicale. Contre exemple qui démontre que l'on peut reconquérir des parcelles d'autonomie populaire tout en restant soi-même et sans avoir à faire de concessions ou à jouer un rôle, ni adopter les discours et les postures que les médias attendent de nous, comme par exemple celui de l'Islamophobie en lieu et place d'un discours clair sur l'immigration et l'identité. Deux voies différentes que nous avons pu parcourir tant en Italie et en France comme militant et qu'il convient de comparer afin de pouvoir trouver ce qui est à faire chez nous pour, nous aussi, sortir de la double impasse toujours reconduite du groupuscule inutile -voire nuisible- ou du ralliement au système. Que ce ralliement soit rapide ou progressif - par petites touches progressives - comme il semble se faire depuis quelques années en France dans certaines mouvances.
Bien évidemment personne ne penserait reproduire chez nous exactement ce qui se fait en Italie, mais reste que si nous pouvons changer la forme qui est contingente, nous devrions savoir, comme en toutes choses, en cueillir le coeur, c'est-à-dire ici : l'esprit frondeur et pirate et surtout l'unité de la pensée et de l'action. Afin d'acquérir la claire compréhension qu'une action sans stratégie réelle n'est que vaine agitation ou pire : une fiction d'action, voire un simulacre à destination des médias que l'on courtise. Comme à l'inverse, une compréhension des choses sans l'action qui en découle est comme un diagnostic médical sans les soins qui vont avec. Ces entretiens contiennent assez d'éléments selon nous pour dégager des pistes pour la création d'un réseau populaire qui soit réellement autonome et indépendant. Dans les temps de tempête qui s'annoncent, seuls ceux qui auront vraiment fait le deuil du système qui nous a amené là où nous sommes sauront s'orienter dans le chaos, seuls ceux qui auront trouvé en eux-même les raisons de lutter et de vaincre auront une chance d'arriver à un résultat qui ne soit pas l'inverse exact de celui qu'ils espèrent.
Les non-alignés.
En bonus un bref survol et aperçu de certaines réalités de la droite radicale italienne à Rome. Aussi quelques images en direct de la dernière occupation populaire des militants de Casapound.
Sans se soucier des discours préconçus que le système a prévu pour eux et sans aucun égard pour les échéances électorales de la ploutocratie, nos sentinelles du peuple imposent de force et le sourire aux lèvres : les objectifs, le rythme, l'agenda et la culture qui sont les leurs sans aucun égard pour ce système qui tue nos peuples. Sans aucune attente ni contorsions à l'égard d'un système dont on sait qu'il n'a qu'un but : nous maintenir en servitude.
Ici pas de discours alambiqués ou de contorsions philo-sionistes en l'attente de miettes tombés de la table des puissants : action directe et interventionnisme squadriste ! Une droite radicale définitivement populaire, sociale et antiborgeoise. Une jeunesse solaire à suivre en exemple.
Les non-alignés.
Nous reproduisons ici le plan et l'annonce d'un cycle de conférences de Monsieur Laurent Ozon. Conférences du plus grand intéret au vu des seuls thèmes évoqués ici, traitant de péocupations qui rentrent en résonnance profonde avec celles qui sont les nôtres. Le réseau des Non-Alignés invite donc ses militants et adhérents à s'y rendre afin de participer au débat et à l'élaboration éventuelle de ce nécessaire filet humain dont Monsieur Ozon appelle la création. De notre côté, nous publierons prochainement différents articles et vidéos relatifs à cette thématique d'importance vitale pour notre avenir.
Pierre-Antoine PLAQUEVENT pour les-non-alignes.fr

Paris le lundi 5 septembre à 20H30 - Amphitéâtre Pereire, 100 boulevard Pereire 75017 Paris.
Nice le mercredi 7 septembre à 21H00 - Hotel Novotel Nice Centre, Place de l'Europe, Nice.
Synthèse : face à la montée des périls, nous ne pouvons faire l’économie d’une véritable prise de conscience pour comprendre qui nous sommes, ce qui nous menace et comment agir. Ce sont les temps de grands changements qui maintenant viennent.
Qui sommes nous ?
Un « nous » est il encore possible – Pourquoi cette absence de « nous » est spécifiquement européenne – ce que qui est propre aux européens ethniques – les conditions historiques de l’existence d’un « nous » (isolement, formes, désignation de l’ennemi ou du bouc émissaire, satisfaction des besoins fondamentaux) - la narration comme condition du « nous » et comment nous avons perdu notre narration – notre identité ne peur être pensée comme celle des boshimans (de certaines impasses « identitaires » – une définition de nous-mêmes pour nous-mêmes.
Source : http://ozonpolitique.blogspot.com/2011/08/conferences-paris-et-nice.html
Par Pierre-Antoine PLAQUEVENT pour les-non-alignes.fr
Guerre cognitive
A notre époque qui est celle de l’information globalisée (on parle d’âge de l’information, comme il y a eu un âge industriel, ou encore un âge de l’agriculture), ce qu’on appelle la guerre cognitive est au cœur des enjeux contemporains de la puissance.
La guerre cognitive – appelée aussi guerre de l’information – est un élément essentiel pour la compréhension des enjeux contemporains de la lutte planétaire qui oppose actuellement les puissances œuvrant à l’édification d’un ordre unipolaire du monde, à celles qui tendent de leur côté, à la mesure de leur capacité de résistance, à une multi-polarité du monde et à un nouveau non-alignement. Ainsi peut-être demain la France et l'Europe, redevenues maitresse de leur destin politique. Nous exposerons régulièrement sur ce site certains des concepts essentiels de cette guerre qui ne dit pas son nom mais qui ne cesse jamais. Concepts nécessaires à une meilleure compréhension de la réalité de notre époque et de ses enjeux stratégiques dissimulés sciemment ou simplement occultés par le « bruit » informationnel constant émis par les acteurs contemporains du « choc des puissances »(1).
Connaître afin d’anticiper. Anticiper pour résister.
Nous traiterons ici du concept de « soft-power» et de quelques pistes existantes pour une insurrection cognitive.

Le concept de Soft-Power
Le concept de « soft power» (ou « puissance douce») est un concept utilisé en relations internationales et en géopolitique pour désigner la capacité qu’a un acteur politique (Etat, société multinationale, minorité agissante, ONG, réseau ou autre) d’influencer indirectement un autre acteur afin de l’amener à adopter son propre point de vue, voire à suivre ses buts, sans lui donner le sentiment de la coercition. Le soft-power regroupe ainsi l’ensemble des forces d’influence idéologiques douces mais offensives que peuvent être : la culture, le mode de vie ou juste l’image que l’autre (celui à influencer) perçoit de cet acteur.
Le soft power consiste en la capacité de mobiliser des ressources basées sur la séduction et l’attractivité que l’on exerce sur l’autre afin de l’influencer et de le contraindre en douceur.
Le soft power combiné au hard power, qui désigne la force coercitive classique (armée, diplomatie, pressions économiques), participe à la consolidation de la puissance politique et géopolitique d’une nation. Quand celle-ci arrive à se hisser au rang d’empire, la vassalité et la dépendance des autres nations ou groupes humains dépendent directement de sa capacité à user de sa « puissance douce». Comprendre cette notion de soft power, c’est donc comprendre qu’aucun rayonnement culturel n’est réellement neutre si on l’analyse sous un angle géopolitique et qu’il accompagne et camoufle généralement une volonté et une capacité de puissance.
Puissance « douce » et Empire
« La capacité à être perçu comme modèle organisateur politico-social ou porteur de valeurs universelles, est aujourd’hui un facteur essentiel de toute politique de puissance» (Lorot-Thual « La Géopolitique»).
En géopolitique comme en histoire, les théories et concepts dépendent directement de la puissance, de la position et de la situation qu’occupe dans le monde celui qui les énonce. De nos jours si l’on pense à une capacité d’induction de comportement chez l’adversaire et à une influence culturelle modelante, on pense de fait aux Etats-Unis, première puissance mondiale actuelle, cœur et réceptacle de l’Empire. S’agissant de cette notion de puissance douce, le principal théoricien du soft power est justement un américain : Joseph Nye, professeur à Harvard puis secrétaire adjoint à la défense sous Clinton. D’après Nye, si le leadership américain après la seconde guerre mondiale a dans un premier temps reposé essentiellement sur la puissance militaire et économique des Etats-Unis, c’est désormais autant sur le pouvoir d’attraction et la diffusion de son modèle que l’Amérique fonde sa puissance. Chez Joseph Nye transparaît l’appréhension de la situation précaire de l’Amérique comme puissance globale, fragile quant à la légitimité de son empire. S’ensuit donc la nécessité de bien communiquer en usant du pouvoir attractif de l’Amérique sur ceux qui sont ses vassaux de fait.
Ainsi explique-t-il : « Il convient de distinguer notre capacité offensive de notre capacité de défense. Celle-ci ne se limite pas à notre pouvoir coercitif (hard power), mais se fonde principalement sur notre pouvoir attractif (soft power). Aujourd’hui, le plus important ce n’est pas notre armée, mais le fait qu’un million et demi d’étrangers viennent chez nous suivre des études, que des millions d’autres souhaitent voir des films américains et adopter l’ «american way of life». Ceux sur qui nous exerçons une fascination ne nous feront jamais la guerre, au contraire ceux sur qui nous n’exerçons aucun pouvoir attractif (les islamistes, par exemple) peuvent constituer une menace. Dans l’histoire, c’est le pouvoir coercitif qui donne aux États la confiance en eux-mêmes qui les rend attractifs. Mais le pouvoir attractif peut persister au-delà du pouvoir coercitif. Ainsi, malgré la perte de son pouvoir temporel, le Vatican dispose encore d’un des plus puissants pouvoirs attractifs».
Analyse qui rejoint celle du géopoliticien et homme d’influence Z.Brzezinski (2), qui est à la fois théoricien (« Le Grand Echiquier») et acteur -il est l’un des fondateurs de la Commission Trilatérale- de l’hégémonie américaine contemporaine : « L’Amérique exporte aujourd’hui son mode de vie et sa culture comme Rome autrefois le droit».
Suite [...]
« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, parce qu'ils seront rassasiés. »
Le mardi 5 mai 1981 à 1h17, le militant nationaliste irlandais Bobby Sands mourrait dans sa cellule de l’hôpital de la prison de Maze après soixante-six jours de grève de la faim, entouré par ses parents, sa sœur Marcella et son frère Sean. L’annonce de sa mort provoqua de nombreuses émeutes en Irlande du Nord et plus de 100 000 personnes suivirent le cortège lors de ses funérailles.
Durant l’année 1981, la grève de la fin emportera six autres militants de l’Irish Republican Army (IRA) et trois autres de l’Irish National Liberation Army (INLA), tous connus sous le nom des « Hungers-strikers ». Leur grève de la faim, planifiée comme une véritable opération de résistance militaire, visait à obtenir le statut de prisonniers politiques pour les nationalistes irlandais détenus dans la prison de Maze (Long Kesh), à l’époque l'équivalent d'un Guantanamo britannique en Irlande du Nord.
La grève de la faim de 1981 n'est pas la première que vit la prison de Long Kesh, également appelée Maze pour sa construction labyrinthique. Les grévistes, qui se considèrent comme des prisonniers politiques et non des détenus de droit commun, ont cinq demandes : le droit de porter des vêtements civils, le droit de refuser le travail carcéral, le droit d'association avec les autres prisonniers, le droit à une visite hebdomadaire et à des activités éducatives et récréatives, ainsi que le droit à des remises de peine.
Lorsque Bobby Sands arrête de se nourrir le 1er mars 1981, cela fait quatre ans que les prisonniers du Maze luttent pour ces droits.
Symbole intemporel de résistance et de sacrifice pour tous les peuples en lutte pour leur liberté, leur identité et leur souveraineté, Bobby Sands déclarait : « Ils n’ont rien dans leur arsenal impérial tout entier qui puisse casser l’esprit d’un Irlandais qui ne veut pas être cassé .»
L’Irlande contre l’Empire ! Comme tous les tyrans, comme toutes les brutes, le gouvernement britannique a cru que l’on peut tuer sans être vu, que l’on peut commettre l’injustice à l’insu de Dieu, se dérober à son regard qui perce tous les cœurs et dévoile toutes les âmes. Ô meilleur fils d’Irlande, l’imitation de ton martyre est la seule voie qui soit pour les vrais soldats de la cause des peuples. Honneur à toi et heureux celui qui peut dire : je suis le fils de mon peuple. Un jour justice te sera rendu, comme à tous les justes.

Quelques liens pour mieux comprendre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bobby_Sands
http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/05/05/13088/
http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/05/05/13089/
La mémoire et l’œuvre de Bobby Sands : http://www.bobbysandstrust.com/
Comme souvent pour les résistants, Bobby Sans était un poète. Ici « the Rythme of Time », son poème le plus connu avec «Back Home in Derry » mis en musique par Christie Moore. http://www.bobbysandstrust.com/writings/the-rhythm-of-time
La bande-annonce du magnifique film Hunger qui retrace le martyr de Sands :
http://www.youtube.com/watch?v=dmVPCX0LxN8&feature=player_embedded
Durant les dix-sept premiers jours de la grève de la faim, Bobby Sands tint un journal quotidien tant qu'il le put : http://www.eirefirst.com/archive/hbdiary.htm#17th
Bobby Sands a aussi inspiré les révolutionnaires du Moyen-Orient. En témoigne des citations de Bobby Sands sur le mur de la honte en Palestine mais aussi en Iran où à la mort de Sands, le gouvernement Iranien a choisi de rebaptiser la rue de la gigantesque ambassade du Royaume-Uni, autrefois appelée rue Winston Churchill, en rue Bobby Sands !
Récemment comme je me remémorais ces cinq dernières années de militantisme au travers des identitaires, du Front National, d’Er et de tant d’autres associations de résistance pour finalement beaucoup de déceptions, m'est revenu en mémoire le martyre des « hunger-strikers » irlandais et combien nous sommes devenus douillets par rapport à la souffrance vraie que savaient endurer les militants politiques des années 70 et 80 en Irlande et en Italie, comme aujourd’hui en Palestine occupée ou en Serbie. J’ai alors écrit ces quelques lignes sur la condition du militant politique que je dédie modestement à Bobby Sands, patron de tous les militants authentiques de la cause des peuples, dont la détermination et l’héroïque don de soi devraient nous inspirer chaque jour que Dieu fait.
MILITARE
« La politique est la forme supérieure de l’art »
Platon
De la même manière que peine l’artiste ainsi nous peinons.
Notre tache : donner une forme au flux du devenir, donner une forme aux choses face au temps qui dévaste et emporte tout dans son implacable sanction. Sanction sans appel qui n’entend aucune imploration, qui ne souffre aucun recours ni aucune amnistie dans le décret de sa loi de fer. Sous les coups de bélier du temps et de son œuvre s’érodent les empires, périssent les nations, et nous, militants de l’impossible, nous ne gardons entre nos mains que du sable et des cendres. Que restera-t-il de nous et de notre œuvre ? A peine plus que rien et le souvenir d’une vie ardente brulée trop vite à résister au gouffre qui vient ; souvenir précaire comme un mince filet d’eau dans la mémoire des quelques êtres chers qui auront daignés avoir la compassion de comprendre et de supporter l’œuvre de lutte qu’aura été notre existence. Nous, derniers français encore debout, les pieds dans la fange et la fange jusqu’au cou, les mains tendues vers une croix que l’on nous arrache sans cesse, tendues vers la croix et son soleil immortel ; quelle couronne pour les saints anonymes de la cause nationale, quels lauriers pour les héros pathétiques de la civilisation européenne ?
Nous avançons dans la nuit de la fin de l’histoire, le flambeau de l’espoir et de la mémoire à la main. Tout fut fait pour nous anéantir, et pourtant nous sommes toujours debout, debout au milieu des ruines, et notre joie, oui notre plus grande joie c’est de toujours nous relever. Rien, non rien ne peut vaincre l’espoir, l’âme et la foi des meilleurs fils de France et d’Europe. Chaque jour qui passe nous nous croisons. Chaque jour que Dieu fait est une épreuve pour notre foi et notre volonté. Nous sommes immortels et nous secouerons jusqu’aux fondements de notre nation pour la réveiller. « Notre drapeau est plus fort que la mort.» [...]
Depuis trois semaines, les non-alignés se rendent régulièrement à Vintimille pour sonder la situation directement sur place. Au cours de cette enquête il nous a été donné de rencontrer différents acteurs de la crise en cours : immigrés, acteurs sociaux, politiques, simple citoyens, tous confrontés à une situation de crise inédite par son ampleur dans une Europe pourtant déjà habituée à des flux migratoires de grande intensité. Entre drame humain et lourds nuages à l'horizon d'une Europe en crise à tous les niveaux, voici les premières vidéos d'une enquête qui en comportera malheureusement surement d'autres, tant le drame en cours des deux côtés de la méditérranée ne semble pas encore près de s'arrêter.
Les non-alignés.
La loi dite de 1973 fait partie des préocupations des non-alignés et de la mouvance antimondialiste sérieusement informée depuis longtemps. Au départ pointée du doigt par l'UPR de François Asselineau puis par les animateurs du site Bankrun2010, son abbrogation fait désormais partie du programme du Front National. Nous avons voulu en savoir plus. Entretien réalisé en marge d'une manifestation contre l'immigration clandestine.
Les Non-Alignés
Voir aussi ici : http://www.frontnational.com/?page_id=6792
extrait : L’obligation qui est faite d’emprunter avec intérêt auprès des banques et marchés internationaux a été posée en France par une loi de janvier 1973, aujourd’hui inscrite à l’article L. 141-3 du Code monétaire et financier (dont la forme actuelle date de 1993). Il dispose qu’« il est interdit à la Banque de France d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics.
L’acquisition directe par la Banque de France de titres de leur dette est également interdite.»
Cet article est clair, et l’article 123 du traité de Lisbonne qui étend cette interdiction à la zone euro est de la même veine.
=> Nous proposons donc de nous dégager de cette interdiction absurde en ayant de nouveau la possibilité d’emprunter directement, à taux d’intérêt plus bas, auprès de la Banque de France.
Cela se fera en cohérence avec notre sortie organisée de l’euro (voir ce point dans le projet).